Faroe

Comme d’autres régions nordiques, les Îles Féroé sont un lieu que j’apprécie énormément. J’y ai passé une semaine en juillet 2011.

C’est un archipel de dix-huit îles à mi-chemin entre la Norvège et l’Islande. Tórshavn, la capitale, est l’escale du ferry Norröna reliant le Danemark à l’Islande. Lorsque l’on cherche la solitude d’un archipel sauvage, le bateau est donc le meilleur moyen de prendre conscience de l’éloignement véritable de cette région. Une arrivée matinale dans les brumes du port de Tórshavn, après trente-six heures de navigation, n’a en effet rien à voir avec un atterrissage à l’aéroport de Vágar.

Sur l’archipel, un bon réseau de bus et de ferries rend les déplacements aisés. Plusieurs îles sont reliées entre elles par la route. Durant mon séjour, j’ai donc eu l’occasion de me rendre à Tórshavn (sur Streymoy); Mykines; Sørvágur, Miðvágur et Sandavágur (sur Vágar); Fuglafjørður, Hellur et Oyndarfjørður (sur Eysturoy); Nólsoy; Tvøroyri, Sumba et Vágur (sur Suðuroy). Vous avez réussi à lire jusque-là? Vous êtes prêts pour un petit cours de féroïen!

Oy = l’île, donc Suðuroy = île du sud, Eysturoy = île de l’est… Fjørður = le fjord, donc Fuglafjørður = le fjord des oiseaux… Vágur = la baie, donc Miðvágur = la baie du milieu, Sandavágur = la baie de sable, Vágar = les baies…

Le féroïen est dérivé du norrois; en très résumé, c’était la langue parlée par les Vikings. Il est relativement proche de l’islandais, car ces deux langues, insulaires, ont peu évolué. Par ailleurs, l’islandais, le féroïen et le norvégien sont dérivés du dialecte de l’ouest, alors que le danois et le suédois viennent du dialecte de l’est. Ah, encore une chose pour les puristes dont je fais partie: on dit indifféremment féroïen et féringien, autant pour la langue que pour les habitants et tout ce qui se rapporte aux Îles Féroé…

A part la langue, qu’y a-t-il d’intéressant aux Îles Féroé?

– Les paysages: jetez un œil à mes photos, il n’y a quasiment que ça. J’y allais surtout pour les paysages, et je n’ai pas été déçue.

– Les animaux: on trouve principalement des moutons, des goélands, des moutons, des huîtriers pies, et puis des moutons, des lièvres, encore des moutons, des fous de Bassan et des moutons.

– Les gens: ils sont cinquante mille (bien moins nombreux que les moutons), et je pense en avoir rencontré une bonne partie lors de Vestanstevnan. Mention spéciale pour Petur Martin et pour Árni, qui m’ont beaucoup aidée respectivement à me loger et à me déplacer! J’aurais bien d’autres personnes à remercier, car j’ai été reçue partout avec chaleur et générosité. Le fait de voyager seule aide beaucoup à faire connaissance avec les habitants.

– La météo: on en a pour son argent. Dans l’esprit un peu de tout, tous les jours, la diversité de l’offre est encore plus grande qu’en Islande. Et ce n’est pas peu dire.

Maintenant, si vous voulez vraiment savoir ce qu’il y a d’intéressant aux Îles Féroé, je me demande bien ce que vous faites encore à lire cette page. Filez réserver votre billet de ferry et saluez les moutons de ma part!

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